
MARIA SOTRIFFER
VIOLONISTE (AUTRICHE)
Étudiante de Svetlana Makarova Vernikov
Violoniste autrichienne d’origine ukrainienne, Maria Sotriffer a grandi dans une famille où la musique était omniprésente. « Tout le monde jouait d’un instrument à la maison, et comme ma mère enseignait le violon, cela m’est apparu très naturellement. » Elle commence à jouer du violon à l’âge de deux ans, et quelques années plus tard, elle devient la plus jeune étudiante jamais admise à l’Université de musique de Vienne.
Dès l’enfance, elle partage la scène avec Gidon Kremer, Mischa Maisky ou encore Janine Jansen, et se produit dans de prestigieux festivals internationaux. L’un de ses souvenirs les plus marquants et d’avoir joué au Musikverein de Vienne à l’âge de douze ans. « C’était une expérience incroyable. »
Elle remporte ensuite de nombreux concours, dont récemment le premier prix de la Ysaÿe International Music Competition à Liège et du Concours international Vaclav Huml à Zagreb, et se produit en soliste avec divers orchestres européens, comme la Janáček Philharmonie d’Ostrava, la Camerata Musica Wien ou encore la Beethoven Philharmonie de Baden.
Depuis son arrivée à l’HEMU dans la classe de Svetlana Makarova, elle souligne la richesse des échanges : « C’était une chance unique d’étudier avec des professeurs de renommée mondiale et des étudiants venus des quatre coins du monde. » Elle dit de sa professeure : « Je suis profondément reconnaissante pour sa guidance constante et sa manière de m’indiquer la bonne direction. »
Attachée à la liberté artistique, elle affirme ne pas vouloir se limiter à un style en particulier : « Je préfère rester ouverte à toutes les musiques, tant qu’elles sont sincères. » Parmi ses œuvres de prédilection, elle cite le Concerto pour violon de Tchaïkovski, qu’elle décrit comme une œuvre d’une intensité émotionnelle rare.
La scène reste pour elle un espace unique d’échange : « J’aime cette énergie qui circule entre les musicien·nes et le public. Je suis toujours reconnaissante de pouvoir partager la musique ainsi. » Derrière sa grande aisance sur scène, elle confie : « Je suis en réalité assez introvertie. La musique me permet de m’exprimer sans mots – parfois, je lui fais plus confiance qu’à une conversation. »
Aujourd’hui, elle poursuit un Master en orientation soliste à l’HEMU – Haute École de Musique et joue un violon de Franz Geissenhof datant de 1804, surnommé le « Stradivarius viennois ». Et pour la suite ? « Continuer d’explorer, de collaborer, et de partager la musique avec le public. »
> Sangeun Han, flûtiste
< Anna Spirina, organiste
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